À l’occasion du mois sacré, l’Institut Cervantes, en partenariat avec l’Ambassade d’Espagne au Maroc, donne rendez-vous aux mélomanes pour une nouvelle édition des « Nuits du Ramadan ». Du 23 février au 11 mars 2026, neuf concerts seront organisés dans plusieurs villes du Royaume, proposant un voyage musical entre traditions marocaines, héritage andalou et influences méditerranéennes.
Le coup d’envoi sera donné à Rabat, le 23 février à 21h30, à l’Institut national supérieur de musique et des arts chorégraphiques (INSMAC), avec le concert « Jinnan Al Andalus » (« Jardins d’Al-Andalus »), porté par le violoniste marocain Hamid Ajbar.
Ce projet musical soufi puise dans le riche patrimoine spirituel d’Al-Andalus, revisitant des qasidas mystiques et des Muwashahat inspirés de grandes figures comme Ibn Arabi ou Al Busayri.
Après Rabat, le concert entamera une tournée nationale : Casablanca (24 février), Marrakech (25 février), Fès (26 février) et Tétouan (27 février).
Le 2 mars, toujours à l’INSMAC, le public découvrira une performance du guitariste Simo Baazzaoui, figure reconnue du flamenco.
Accompagné de son ensemble, il propose une rencontre artistique entre la fougue du flamenco et la richesse de la musique classique marocaine. Depuis plus d’une décennie, l’artiste tisse des passerelles entre les deux rives de la Méditerranée, affirmant que ces traditions musicales partagent une même sensibilité émotionnelle.
Le répertoire mêlera ainsi musique espagnole, andalouse et soufie dans une fusion audacieuse et raffinée.
Le cycle se poursuivra le 9 mars, également à l’INSMAC, avec le spectacle « Cuando caiga la tarde » (« Quand le soir tombe »), avant une tournée à Casablanca (10 mars) et Tanger (11 mars).
Porté par le musicien kurde Gani Mirzo, ce projet réunit des artistes de divers horizons, dont la chanteuse algérienne Neila Benby et le guitariste flamenco Juan José Barreda.
Pensé en lien avec la Journée internationale des droits des femmes, le concert rend hommage aux poétesses d’Al-Andalus, telles que Wallada Al Mustakfi ou Hafsa Al Rakuniyya. À travers une fusion entre musiques d’Orient et d’Occident, il fait revivre une mémoire littéraire et artistique souvent méconnue.
À travers cette programmation, les « Nuits du Ramadan » confirment leur vocation : créer des passerelles entre cultures et traditions, tout en offrant au public marocain des expériences musicales uniques.



