SEMAINE
Dans une démarche traduisant une volonté affirmée de renforcer l’approche participative au sein du secteur, la Fédération Marocaine des Industries de l’Audiovisuel et du Cinéma (FMIAC) a tenu, le vendredi 3 avril 2026, une réunion de concertation avec la direction du Centre Cinématographique Marocain, en présence de son directeur, M. Mohammed Reda Benjelloun, ainsi que de plusieurs responsables de l’établissement et des présidents des chambres professionnelles membres de la Fédération.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique professionnelle renouvelée visant à restructurer les priorités du secteur cinématographique national et à consolider les passerelles de dialogue entre les professionnels et l’administration, dans un contexte marqué par des mutations à la fois organisationnelles et créatives.
Au cours de cette réunion, les représentants des chambres professionnelles ont insisté sur la nécessité de renforcer la concertation en amont concernant toutes les décisions stratégiques touchant au secteur, notamment à la lumière de l’entrée en vigueur de la loi 18.23, qui consacre l’implication des professionnels dans l’élaboration des politiques publiques liées à l’industrie cinématographique.
Les membres de la Fédération ont également souligné l’importance d’un changement de paradigme : passer d’une logique de simple proposition à une logique fondée sur la confiance envers l’acteur professionnel, en l’associant pleinement au suivi et à la mise en œuvre de la stratégie du secteur, conformément aux dispositions constitutionnelles et aux principes de bonne gouvernance.
Ils ont, à cet égard, rappelé que les professionnels ne doivent plus être considérés comme de simples exécutants, mais comme des partenaires à part entière dans la construction de la vision stratégique du secteur.
De son côté, la direction du Centre Cinématographique Marocain a exprimé sa volonté d’ouverture et de dialogue avec l’ensemble des acteurs professionnels, soulignant l’importance de ce type de rencontres dans l’élaboration d’une vision partagée et cohérente. Elle a également indiqué que la prochaine phase sera marquée par un renforcement des mécanismes de concertation, avec l’implication active de plusieurs responsables de l’institution.
À l’issue de la réunion, les deux parties ont convenu de pérenniser ce cadre d’échange à travers l’organisation de rencontres régulières, permettant d’assurer le suivi des dossiers et l’évaluation des actions entreprises.
En définitive, les observateurs s’accordent à dire que la réussite de la réforme du secteur cinématographique ne repose pas uniquement sur l’existence de textes juridiques avancés, mais sur leur mise en œuvre effective, dans un cadre fondé sur la transparence, la responsabilité et l’implication réelle des professionnels.
Entre attentes des acteurs et engagements institutionnels, le véritable enjeu réside désormais dans la capacité à traduire ce dialogue en résultats concrets, à même de redonner au cinéma marocain toute sa place et d’ouvrir de nouvelles perspectives, tant au niveau national qu’international.



