Le Maroc poursuit la consolidation de sa position parmi les principales destinations mondiales des productions cinématographiques étrangères, grâce aux réformes juridiques introduites par la loi n°18.23 relative à l’industrie cinématographique et à la réorganisation du Centre Cinématographique Marocain, ainsi qu’au décret n°2.25.483 et à l’arrêté ministériel n°2195.25, qui fixe avec précision les taux de participation des techniciens et stagiaires marocains au sein des productions étrangères et des coproductions réalisées au Maroc.
Ces textes traduisent une volonté claire de faire du Royaume une plateforme internationale intégrée de production cinématographique, alliant qualité des infrastructures, diversité des décors naturels et excellence des compétences nationales, lesquelles bénéficient aujourd’hui d’une confiance croissante de la part des plus grandes sociétés de production internationales.
Parmi les principales avancées introduites par l’arrêté ministériel n°2195.25 figure l’instauration d’un taux général minimum de 30 % de techniciens et stagiaires marocains dans les productions étrangères et les coproductions tournées au Maroc. Cette mesure constitue une évolution majeure dans le positionnement des compétences marocaines au sein de l’industrie cinématographique internationale.
L’arrêté ne se limite pas à fixer ce taux général, mais prévoit également une répartition détaillée selon les domaines de spécialisation. Ainsi, les productions étrangères sont tenues d’intégrer jusqu’à 40 % de techniciens marocains dans plusieurs secteurs techniques stratégiques, notamment la direction de production, l’image, le son ainsi que l’éclairage et la machinerie, considérés comme des piliers essentiels de toute production cinématographique professionnelle.
Le texte impose également le recours à au moins deux techniciens marocains dans les domaines de la réalisation, des effets spéciaux, des costumes, du maquillage artistique et de la coiffure, ainsi qu’à au moins un technicien marocain dans les secteurs de la régie et des services techniques.
Plus important encore, le dispositif réglementaire prévoit obligatoirement la présence d’au moins un chef de département marocain dans chacun des domaines concernés, traduisant ainsi une réelle volonté de promouvoir les compétences marocaines vers des postes de responsabilité et d’encadrement technique au sein des grandes productions internationales.
Cette orientation illustre la confiance grandissante accordée à l’expertise marocaine dans l’industrie cinématographique mondiale. Les techniciens marocains ont, au fil des années, acquis une expérience reconnue aux côtés des plus grands studios et sociétés de production internationales ayant choisi le Maroc comme lieu de tournage et de production.
Le Maroc ne séduit plus uniquement par la richesse de ses paysages, sa stabilité ou sa situation géographique stratégique. Le capital humain marocain constitue désormais l’un des principaux atouts compétitifs du Royaume sur le marché international de la production cinématographique.
Ces nouvelles dispositions contribuent également au transfert de compétences et de technologies modernes vers les professionnels marocains grâce à leur collaboration directe avec les équipes internationales de production. Elles ouvrent ainsi de nouvelles perspectives à une génération de techniciens marocains hautement qualifiés et dotés d’une expérience internationale de premier plan.
Ces réformes démontrent que le Maroc est passé du statut de simple territoire d’accueil des tournages étrangers à celui de partenaire à part entière au sein de l’industrie cinématographique mondiale, où le technicien marocain occupe désormais un rôle central dans les différentes étapes de production.
Grâce à ce cadre juridique modernisé et à cette vision stratégique ambitieuse, le Royaume continue de renforcer sa compétitivité internationale et son attractivité auprès des plus grands studios mondiaux, tout en plaçant les compétences nationales au cœur de la transformation qualitative que connaît aujourd’hui l’industrie cinématographique marocaine.
Le secteur des salles de cinéma au Maroc entre dans une nouvelle phase marquée par la valorisation des compétences nationales et la réhabilitation du technicien cinématographique, après le...
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