À l’occasion de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies, tenue à New York, l’expérience marocaine en matière de promotion des droits des femmes a été mise en avant comme un modèle fondé sur la progressivité, l’équilibre et la concertation. Cette reconnaissance s’est exprimée lors d’un échange entre Naïma Ben Yahia, ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, et Nahla Haidar, présidente du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes.
Cette rencontre a permis de revenir sur les réformes engagées par le Maroc dans le domaine des droits des femmes, dans le cadre du dialogue permanent que le Royaume entretient avec les mécanismes internationaux de protection des droits humains. Les discussions ont notamment porté sur les avancées réalisées et sur la méthode adoptée par le Maroc pour conduire ses transformations sociales.
Lors de cet échange, Nahla Haidar a salué l’approche marocaine, soulignant qu’elle repose sur une logique de réforme progressive et équilibrée, tenant compte des réalités sociales et des attentes de la société. Selon la responsable onusienne, cette méthode, fondée sur l’écoute des différents acteurs et la recherche d’un consensus, permet d’accompagner les évolutions sociétales avec prudence et cohérence.
Dans un contexte international marqué par de nombreuses tensions et recompositions, la présidente du Comité a également relevé la capacité du Maroc à poursuivre ses réformes tout en préservant la stabilité de son modèle institutionnel. Elle a rappelé que plusieurs défis auxquels le Royaume est confronté en matière d’égalité entre les femmes et les hommes sont également présents dans de nombreux autres pays, y compris parmi les plus avancés.
De son côté, la ministre Naïma Ben Yahia a présenté les principaux chantiers en cours au Maroc, en mettant particulièrement l’accent sur la révision du Code de la famille. Elle a rappelé que cette réforme s’inscrit dans l’impulsion donnée au plus haut niveau de l’État et qu’elle est conduite dans le cadre d’une démarche participative impliquant différents acteurs institutionnels et sociaux.
La ministre a également évoqué plusieurs programmes menés par son département, notamment dans les domaines de la prévention de la violence à l’égard des femmes, du renforcement de leur autonomisation économique et sociale, ainsi que du développement de services de proximité destinés aux femmes et aux jeunes filles. Ces initiatives visent à apporter des réponses concrètes aux besoins réels des différentes catégories concernées.
Pour Nahla Haidar, l’expérience institutionnelle du Maroc constitue par ailleurs un atout important. Elle a souligné que le Royaume dispose d’un ensemble de mécanismes et d’institutions dédiés à la protection et à la promotion des droits humains, ce qui lui permet de poursuivre ses réformes dans un cadre structuré et durable.
Au-delà de cette rencontre, la participation marocaine aux travaux de la Commission de la condition de la femme reflète également la présence croissante du Royaume dans les débats internationaux liés aux droits des femmes et aux politiques d’égalité. Elle illustre l’intérêt que suscitent, au sein des instances onusiennes, les réformes engagées par le Maroc, notamment lorsqu’elles s’inscrivent dans une vision institutionnelle claire et dans une dynamique de transformation progressive.
À travers ces échanges, un message se dégage : au Maroc, la promotion des droits des femmes s’inscrit dans une trajectoire continue, fondée sur le dialogue, le renforcement des institutions et une approche méthodique des réformes sociales. Une démarche qui vise à consolider progressivement les acquis tout en accompagnant les mutations de la société marocaine.



