mardi, novembre 3, 2026
Semaine info
  • Actuellement
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Culture
  • Sport
  • Tourisme
No Result
View All Result
Semaine info
  • Actuellement
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Culture
  • Sport
  • Tourisme
No Result
View All Result
Semaine info
No Result
View All Result
Home Culture

Khalid Zairi : « La force du cinéma marocain est un atout pour bâtir des coproductions africaines ambitieuses »

03/11/2026
in Culture
Khalid Zairi : « La force du cinéma marocain est un atout pour bâtir des coproductions africaines ambitieuses »
Partagé sur FacebookPartagé sur WhatsAppPartagé sur X

Présent à Abidjan à l’occasion de la sixième édition de la Semaine du film marocain en Côte d’Ivoire, le réalisateur et producteur Khalid Zairi livre sa vision d’une coopération cinématographique africaine fondée sur la complémentarité des talents et la solidité des partenariats. Il revient sur les acquis qui confèrent au Maroc une place de premier plan dans le paysage cinématographique continental et sur les conditions nécessaires pour faire émerger des projets communs, de leur conception à leur rencontre avec le public.

Que révèle, selon vous, cette présence du cinéma marocain à Abidjan ?

Elle témoigne de la vitalité d’une cinématographie qui a su développer ses propres écritures tout en cultivant son ouverture. Présenter nos films en Côte d’Ivoire, c’est partager des regards sur notre société, mais aussi découvrir la manière dont ces œuvres résonnent auprès d’un autre public africain.

Cette présence prend également son sens dans la profondeur des relations entre nos deux pays. Le cinéma y apporte ce qui lui est propre : des récits, des visages et une capacité à rapprocher les sensibilités. Pour nous, professionnels, ce rendez-vous offre aussi un cadre privilégié pour mieux nous connaître et envisager des collaborations durables.

Quels sont les principaux acquis qui fondent aujourd’hui la place du cinéma marocain en Afrique ?

Le Maroc bénéficie d’un écosystème construit dans la durée, grâce à l’engagement des pouvoirs publics, à l’accompagnement du Centre cinématographique marocain et au travail de plusieurs générations de professionnels. Cette continuité a favorisé l’émergence d’une création diversifiée et le développement de compétences reconnues dans les différents métiers du cinéma.

À cela s’ajoutent des infrastructures, des prestations techniques et une expérience de la production internationale qui renforcent la capacité du pays à accueillir et à accompagner des projets exigeants. La force du Maroc réside dans l’articulation de ces acquis artistiques, humains et industriels.

Cette place de premier plan nous invite à porter une ambition de coopération à la hauteur de notre expérience, en contribuant à créer davantage de possibilités de production et de circulation des œuvres sur le continent.

Comment cette capacité peut-elle se traduire dans la coproduction avec les partenaires africains ?

Elle peut intervenir à chaque étape de la vie d’un film : le développement, la recherche de partenaires, la préparation, le tournage ou la postproduction. Mais la réussite dépend d’abord de la pertinence du projet et de l’engagement de ceux qui le portent.

Une coproduction solide se construit autour d’une vision artistique partagée et d’apports clairement identifiés. Chaque partenaire doit y trouver sa place, exercer ses responsabilités et voir ses droits préservés. L’expérience marocaine constitue, dans cette perspective, un atout que nous pouvons mobiliser avec nos partenaires pour donner aux projets les meilleures conditions d’aboutissement.

Quelles perspectives vous paraissent particulièrement prometteuses entre le Maroc et la Côte d’Ivoire ?

La qualité des relations bilatérales et la volonté de rapprochement entre professionnels offrent une base favorable. Il existe un potentiel de collaboration autour de récits contemporains, de parcours humains et de sujets de mémoire susceptibles de trouver un écho dans nos deux sociétés.

Pour avancer, il faut permettre aux producteurs et aux auteurs de travailler ensemble suffisamment tôt. Des rencontres consacrées aux projets, des échanges de scénarios ou des sessions de développement peuvent aider à identifier les collaborations les plus pertinentes. L’enjeu consiste ensuite à établir, pour chaque film, un montage artistique et financier cohérent.

Je crois beaucoup à cette démarche progressive : choisir des projets solides, réunir les bons partenaires et assurer un suivi régulier jusqu’à leur réalisation.

Au-delà de la volonté de coopérer, quelles exigences doivent guider ces partenariats ?

La première exigence est celle de la préparation. Un scénario abouti, une estimation rigoureuse des coûts et une bonne connaissance des conditions de production permettent de poser des bases fiables.

Il faut également clarifier les engagements financiers, la répartition des tâches, les droits d’exploitation et les modalités de décision. Cette précision contractuelle protège les partenaires et préserve la qualité de leur relation.

Enfin, la confiance se nourrit du respect des engagements. Une coopération qui dure repose sur des pratiques professionnelles constantes, sur la transparence et sur la capacité à résoudre ensemble les difficultés inhérentes à toute production.

Quelle place accorder à la transmission des compétences dans cette dynamique ?

Une place essentielle. Le travail commun permet aux équipes de confronter leurs méthodes, d’enrichir leurs pratiques et de développer de nouvelles compétences. Les tournages, les ateliers de développement et les collaborations en postproduction sont autant d’espaces de transmission.

Le Maroc dispose d’un capital professionnel qu’il peut mobiliser dans ce cadre. Les échanges avec les partenaires africains apportent également d’autres approches de la mise en scène, de la narration et de l’organisation du travail. Cette réciprocité donne toute sa valeur à la coopération et contribue à former des équipes capables de porter ensemble des projets de plus grande envergure.

La circulation des œuvres reste-t-elle une condition déterminante de cette ambition ?

Absolument. La réussite d’un film se mesure aussi à sa capacité à rencontrer son public. La stratégie de diffusion doit donc être envisagée dès le développement, en tenant compte des territoires concernés, des langues, des habitudes de fréquentation et des différents supports d’exploitation.

Les festivals et les semaines cinématographiques offrent une visibilité précieuse. Leur effet peut être prolongé par des relations suivies entre producteurs, distributeurs, exploitants, diffuseurs et plateformes. La coproduction prend alors toute sa portée : elle associe des compétences pour fabriquer une œuvre et ouvre des perspectives pour sa diffusion dans plusieurs pays.

Quel résultat concret souhaiteriez-vous voir émerger de cette semaine à Abidjan ?

Que les échanges permettent de dégager quelques pistes de travail précises, portées par des interlocuteurs identifiés et assorties d’un suivi. Une relation de confiance, un projet à développer ou une collaboration technique peuvent constituer le point de départ d’un partenariat durable.

Le Maroc possède l’expérience et les ressources professionnelles pour jouer un rôle moteur dans cette dynamique. Notre ambition doit être de mettre cette force au service de projets exigeants, construits avec nos partenaires africains dans un esprit d’équilibre et de respect des singularités. C’est par la qualité des œuvres et la continuité du travail que nous donnerons à cette coopération toute sa portée.

Share30SendTweet19

Recommandé pour vous

La 6ᵉ Semaine du film marocain à Abidjan renforce le rayonnement du cinéma marocain et consacre le partenariat maroco-ivoirien dans le cadre de la coopération Sud-Sud

02/11/2026
La 6ᵉ Semaine du film marocain à Abidjan renforce le rayonnement du cinéma marocain et consacre le partenariat maroco-ivoirien dans le cadre de la coopération Sud-Sud

La sixième édition de la Semaine du film marocain s’est ouverte à Abidjan le 2 novembre 2026. Organisée par Côte d’Ivoire Cinéma, en collaboration avec le Centre Cinématographique...

Read moreDetails

Morocco Wins Gold and Bronze in Cotonou: A Double Triumph and a Contribution to Film Training and Cooperation

10/10/2026
Morocco Wins Gold and Bronze in Cotonou: A Double Triumph and a Contribution to Film Training and Cooperation

Cotonou – Moroccan cinema crowned its participation in the sixth edition of the Cotonou Film and Digital Meetings (RECICO) with two awards in the feature-length fiction competition. “Goundafa,”...

Read moreDetails

Moncef Adyel forme de jeunes talents à Cotonou et renforce les échanges autour de la musique de film

09/10/2026
Moncef Adyel forme de jeunes talents à Cotonou et renforce les échanges autour de la musique de film

Cotonou – La formation à la musique de film animée par Moncef Adyel, dans le cadre de la sixième édition des Rencontres cinématographiques et numériques de Cotonou (RECICO),...

Read moreDetails

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Semaine info

Semaine Info est une plateforme d’information marocaine dédiée à fournir une actualité précise et complète du Maroc et du monde.

CATEGORIES

  • Culture
  • Economie
  • International
  • Médias
  • Politique
  • Société
  • Sport
  • Uncategorized

© 2026 Semaine Info - Tous droits réservés. Votre source fiable pour l'actualité marocaine et internationale.

No Result
View All Result
  • Actuellement
  • Politique
  • Economie
  • Société
  • International
  • Culture
  • Sport
  • Tourisme

© 2026 Semaine Info - Tous droits réservés. Votre source fiable pour l'actualité marocaine et internationale.